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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

ANRAS: suite des feuilletons ...

Publié le 9 Mars 2013 par Le blog du G. P. S. in Archives Toulouse 2013

Revue de presse de la Depêche ce dernier mois concernant l'association ANRAS.

 

 

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Le centre éducatif renforcé d'Eup échappait à tous les contrôles

justice

 Derrière un cadre bucolique, le centre éducatif renforcé du Comminges cachait de nombreux problèmes./DDM, Jal. ()

Derrière un cadre bucolique, le centre éducatif renforcé du Comminges cachait de nombreux problèmes./DDM, Jal.  

Fermé par arrêté préfectoral le 1er février, le centre éducatif renforcé d'Eup s'était affranchi de tous les contrôles jusqu'à l'explosion de violence du 17 septembre.

«Locaux non sécurisés et non adaptés, un personnel non formé qui ne sait que faire ! Deux ans que j'alerte, il ne faudrait pas arriver à la mort d'un salarié. Il s'agit de la prise en charge de délinquants et non d'une maternelle. Il est impératif de penser à une autre organisation.» Lorsque la médecin du travail s'est mise en colère, le 8 octobre 2012, durant la réunion extraordinaire du CHSCT des établissements de l'Anras consacrée à la situation du CER (Centre éducatif renforcé) «Parenthèse» de Eup, près de Saint-Béat, il était déjà trop tard.

Agression sexuelle

Une surveillante de nuit avait été victime d'une agression sexuelle commise par des jeunes avec qui elle avait été contrainte, faute de place, de partager une chambre. Un animateur sportif souffrait d'une dent cassée, de deux traumatismes au visage et à la colonne vertébrale. Les gendarmes étaient intervenus à plusieurs reprises pour tenter de rétablir l'ordre dans le centre où sept adolescents placés par les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) étaient accueillis pour un séjour de rupture.

Mi-octobre, huit des douze membres de l'équipe du CER avaient cessé de travailler après avoir été victimes de violences. Sur la base d'une enquête restée confidentielle, réalisée par les services de la PJJ, le préfet a ordonné la fermeture définitive du centre où les jeunes délinquants imposaient leur loi face à des équipes pédagogiques sans formation et livrées à elle-mêmes. En juin 2011, un rapport la médecine du travail soulignait déjà «qu'une majeure partie des éducateurs n'est pas diplômée» et «qu'il serait bon de leur faire faire des formations (même si cela dépasse le budget), pour leur donner des outils les aidant dans leurs relations avec les jeunes.»

Locaux insalubres

Pour les ex-salariés du CER de Eup, le recrutement au rabais, et l'absence de formation participaient d'une gestion à l'économie qui influait aussi sur la salubrité des locaux. Une partie des jeunes était hébergée dans des pavillons «glauques et négligés» selon le comité d'hygiène et de sécurité. Le 11 mai 2012, le CHSCT a notamment souligné une toiture «en fibre de ciment en pleine décomposition», une cloison de placoplâtre «rongée par une infiltration provenant de la toiture», un équipement de chauffage déficient réduit «à de vieux radiateurs électriques», ou «l'absence de verrine» pour protéger le plafonnier électrique de la salle de bains. Ces conditions d'hébergement ont, entre autres éléments, conduit le préfet à exiger la fermeture du CER.

467 € par jour et par jeune

Mais elles n'ont pas ému outre mesure les responsables de l'Anras (Association nationale de recherche et d'action solidaire), gestionnaires du centre d'Eup depuis janvier 2007, ni la PJJ qui jusqu'aux événements de l'automne dernier, versait au centre 467 € par jour et par adolescent. La direction de la PJJ indique qu'une de ses conseillères technique «s'est déplacée à plusieurs reprises sur le site en deux ans». «Il y a 60 CER en France, nous ne sommes pas les seuls à ne pas employer que des éducateurs spécialisés, mais Eup n'était pas livré à des incapables . Les adolescents n'étaient plus hébergés dans les «gîtes» insalubres au moment de l'arrêté de fermeture», se défend le directeur de l'Anras. Dominique Bloch-Lemoine précise par ailleurs «qu'un recours sur le fond et sur la forme de l'arrêté de fermeture a été déposé auprès de la cour d'appel administrative de Bordeaux.»


le chiffre

Le chiffre : 1700

salariés > dans la région. L'Anras emploie 1 700 salariés en Midi-Pyrénée et dans l'Aude. Après la fermeture d'Eup, l'association continue de gérer les deux centres éducatifs fermés de Limayrac dans le Tarn et de Narbonne.

B. dv.

 

 

 

 

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