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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

"Hébergement d’urgence : le discours à l’épreuve des faits d’hivers… "

Publié le 20 Octobre 2012 par Le blog du G. P. S. in Archives partout 2012

Article de  A. Thouvenot, publié sur Collectif-logement-CGT.JPG

 

"En déplacement à Lyon dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) le jeudi 18 octobre 2012, la ministre du logement et de l’égalité des territoires, Cécile Duflot, a confirmé l’ouverture de 19 000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence pour le 1er novembre.

 

La ministre Cécile Duflot a annoncé qu’il y aurait cet hiver 19 000 places d’hébergement d’urgence, soit 4 000 places supplémentaires par rapport à l’hiver 2011/2012 dès le 1er novembre 2012. « On ne doit plus prévoir les ouvertures de places en fonction de la température », a insisté Cécile Duflot à l’occasion d’une visite à Lyon d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de l’Armée du Salut.

 


Finis donc les niveau I, II ou III du plan froid qui permettait l’ouverture ou non des lieux de mises à l’abri des personnes sans abri.

 

115 000 personnes sans toit - Mais clairement, les associations et les professionnels de l’urgence sociale s’interrogent sur le discours de la ministre.

 


D’une part, la date du 1er novembre reste la date de mise en œuvre de l’effort supplémentaire en matière d’hébergement . « Une fois de plus et malgré les promesses, on s’oriente vers un nouveau plan hivernal, », constate le collectif des associations unies.

 


D’autre part, les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des besoins.
Selon le baromètre du 115, en septembre, 3 personnes sur 4 sont restées à la rue faute de place d’hébergement disponible alors que beaucoup de gens renoncent à contacter le 115. Selon les associations, 115 000 personnes seraient sans toit.

 

Problème quantitatif - « On est d’accord sur les orientations affichées, mais il y a un gros problème quantitatif », analyse Florent Gueguen, de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui demande la création de 15.000 places sur cinq ans.


Cécile Duflot parle d’un budget en hausse de 13 %, mais « avec des recettes extra-budgétaires », affirme Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Selon ce dernier, « l’inflexion va dans le bon sens, mais on a l’impression qu’il n’y a pas d’engagement financier et collectif de la part du gouvernement ». « 5.000 places, compte tenu de l’explosion des demandes d’hébergement, c’est peanuts! », dit-il.


Cécile Duflot affirme que 15.000 places seront en réalité ouvertes sur 5 ans, en y intégrant « le logement accompagné » (maison relais, résidence sociale, …), mais « on est face à un public, qui, pour une grande partie, n’a pas accès au logement accompagné, notamment les publics migrants », insiste-t-il. « Il y a aussi un problème de crédibilité budgétaire », affirme-t-il. Selon lui, le budget 2013, comparable à « celui qui a été consommé en 2011″, « ne permet pas de créer des places supplémentaires sur l’urgence ».


« Les propositions de la ministre ne sont pas à la hauteur de la crise humanitaire », renchérit Charlotte Niewiadomski, du Secours catholique. « On demande depuis des années une sortie de la logique saisonnière, or dans le discours de la ministre, on a un nouveau plan hivernal avec 18.000 places mobilisables, sans aucune garantie réelle de sortie vers le haut pour ces personnes », ajoute-t-elle.

 

Au mieux, le 1er décembre pour les nouvelles places - Enfin, l’ouverture opérationnelle des nouvelles places va prendre du temps. « Techniquement, une partie des places supplémentaires pour l’hiver ne pourront pas ouvrir dès le 1er novembre, au mieux ce sera le 1er décembre », reconnaît Emmanuel Cascaro, le directeur adjoint du CHRS de l’Armée du Salut à Lyon. « Nous sommes en phase de travail avec les services de l’Etat qui devraient mettre à disposition une partie d’une ancienne gendarmerie. Même chose avec les bailleurs sociaux », reprend-il.

 

Cécile Duflot a également insisté sur les expulsions locatives : une circulaire conjointe du ministre de l’intérieur et de la ministre du logement est en préparation.


Les ménages reconnus bénéficiaire du droit au logement opposable ne seront plus expulsés sans solution.


Enfin, la ministre a réaffirmé qu’aucun démantèlement de camp rom ne doit avoir lieu sans qu’une solution alternative ait été trouvée."

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