Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

"L'hébergement d'urgence à la rue ", Causette du 30 novembre 2011:

Publié le 30 Novembre 2011 par Le blog du G. P. S. in Documents

 

 

"La rue, on y naît, on y vit, on y meurt. Le 2 novembre, un drame marquait le début du plan hivernal d’aide aux sans-abris : une femme accouchait sous sa tente d’un bébé qui n’a pas survécu. Ce fait divers a rappelé que vivre sans toit est le quotidien de plus en plus de familles, de femmes seules, enceintes, de mères. Pour autant, les associations restent coincées entre la pénurie de moyens et un gouvernement incapable d’anticiper.



«Toute personne sans abri en situation de détresse [...] a accès, à tout moment, à un hébergement d’urgence. » Sur le papier, la loi est ambitieuse et se fiche du temps qu’il fait. Sur le terrain, elle n’est pas respectée, car les places d’accueil manquent, été comme hiver. Il est aussi prévu que tout SDF puisse être hébergé à long terme s’il le souhaite, avec un « accompagnement personnalisé » jusqu’à l’obtention d’un vrai logement. Mais ces dispositions du Code d’action sociale sont violées chaque fois que le 115 ne répond pas, qu’il ne propose pas d’hébergement ou chaque fois que le lieu qui accueille un SDF un soir le met à la porte le lendemain, l’obligeant à solliciter à nouveau le 115. Une démarche qui peut prendre une heure et demie, juste pour avoir un écoutant en ligne. Si la crise n’est pas nouvelle, elle empire, car l’offre de lits est insuffisante en nombre et en nature. La France compte 113 000 places d’hébergement, dont 22 000 en centre d’hébergement d’urgence (CHU)  et 15 000 places supplémentaires ouvertes de novembre à mars. Pour autant, il manquerait 13 000 places d’hébergement rien qu’à Paris selon la FNARS . Par ailleurs, les besoins d’hébergement ont changé sans que les CHU puissent s’adapter. Il y a davantage de femmes seules, dans des situations sanitaires alarmantes, mais les lieux d’accueil manquent. Ainsi, 8 % des femmes enceintes reçues en consultation par Médecins du monde sont à la rue (chiffres 2011). Les demandeurs d’asile grossissent également les rangs des sans-logis, car seulement 37 % d’entre eux sont pris en charge par les Cada. Une situation qui va s’aggraver si l’État impose des quotas de requérants d’asile en région, comme il le souhaite, sans budget d’accompagnement. De quoi créer des sans-abris par centaines à l’heure où les villes moyennes connaissent déjà une inflation de SDF. À Grenoble, les bénévoles du Samu social sont démunis face à l’afflux sans précédent de migrants qui campent en ville. À Amiens, près de quinze personnes restent chaque jour à la porte des CHU. Du jamais vu. Pourtant, le préfet a refusé l’ouverture de nouveaux lits. Et c’est sans compter la minorité inchiffrable qui boude le 115 pour former un public seulement connu des maraudes (les équipes du Samu social envoyées sur le terrain)."


La suite dans le magasine Causette, et bientôt sur le Blog du GPS

 

Article de  Adélaïde Robault / Photo d' Ulrich Lebeuf / MYOP

 

 

 

Commenter cet article