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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

"Le cri d'alarme du Samu Social avant l'hiver"

Publié le 15 Octobre 2012 par Le blog du G. P. S. in Archives partout 2012

  • "Alors que le froid arrive sur la France, les associations d'aide aux SDF s'alarment. Il y a notamment de plus en plus de femmes avec leurs enfants en situation de grande précarité. Eric Molinier est le président du SMAU social de Paris.

 

 

"

 

 



 

  • Le 115 ne répond plus à la veille de l’hiver:

article de Jean-Baptiste François paru sur La-Croix.com

 

"Déjà très encombré depuis quelques années, le dispositif d’hébergement d’urgence doit répondre à un nombre encore plus important de demandes.

De plus en plus de personnes sans domicile ne parviennent même plus à joindre les opérateurs téléphoniques qui doivent leur proposer une mise à l’abri.

Quelle est la situation au moment où les températures baissent ?

En septembre dernier, 76 % des personnes sans abri qui ont sollicité le 115 pour trouver refuge n’ont pas eu de proposition d’hébergement, selon les dernières mesures de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars) portant sur 37 départements (hors Paris). Cet état des lieux alarme particulièrement l’organisation, qui, l’an dernier dans la même période, constatait que 65 % de personnes étaient restées sans solution. La réalité pourrait être plus préoccupante encore. 

Le directeur général de la Fnars, Florent Gueguen, note qu’un grand nombre d’appelants finissent par arrêter de composer le 115, et « deviennent invisibles ». Même constat alarmant dans la capitale qui concentre près de 40 % des demandes. Chaque jour, à Paris et en Seine-Saint-Denis, deux départements gérés par le Samu social, près de 400 personnes en famille, ainsi qu’une cinquantaine de personnes seules, ne trouvent pas de réponse. 

Alors que les familles avaient pu être placées à l’hôtel durant l’automne dernier, 230 enfants ont dormi dehors en Seine-Saint-Denis, du 1er au 7 octobre. Des situations analogues sont rencontrées à Toulouse, Lyon, et dans le sud.

Comment expliquer que toujours plus de gens se retrouvent à la rue ?

Certains foyers pauvres n’arrivent plus à payer leur loyer. Il y a « un effet de crise économique très clair, notamment avec les expulsions locatives », assure Florent Gueguen. Par ailleurs, la part des étrangers à la rue ne cesse de croître. 

Le directeur général de la Fnars note « un impact assez fort des flux migratoires, notamment avec l’arrivée de publics hors Union européenne. Des saisonniers étaient plutôt en situation de migration sur les pays du sud de l’Europe mais, compte tenu de la crise dans ces pays, ils arrivent en France. »  

À cela, il faut ajouter la prise en charge d’un nombre croissant de demandeurs d’asile, qui, ne trouvant plus de places dans les centres d’accueil dédiés (Cada), se rabattent sur le 115. L’an dernier, la prise en charge de ces migrants représentait 8 % de l’enveloppe destinée à financer des nuits d’hôtel et les centres d’hébergement.

Quelles solutions peuvent être envisagées ?

La ministre du logement Cécile Duflot a annoncé il y a deux semaines un plan d’urgence de 50 millions d’euros sur 2012. Elle doit en préciser l’utilisation jeudi 18 octobre. L’enveloppe supplémentaire ne sera pas, comme prévu initialement, centrée sur l’Île-de-France, mais répartie sur l’ensemble du territoire. 

La Fnars, qui participera à la Conférence nationale sur la pauvreté et l’exclusion les 10 et 11 décembre, demande la création de 15 000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires sur cinq ans, prioritairement dans les grandes agglomérations. 

L’organisation réclame également que l’État pérennise les places d’hébergement ouvertes temporairement dans le cadre des plans hivernaux ou, à défaut, que les préfets s’engagent « pour que chaque personne accueillie soit accompagnée vers une autre structure »

La ministre écologiste a d’ores et déjà assuré que la montée en charge du plan hivernal, qui débute le 1er  novembre prochain, sera accompagnée de « plans territoriaux » pour éviter les remises à la rue au printemps. 

Le président du Samu social de Paris, Éric Molinié, demande quant à lui que le plan d’urgence puisse financer des plates- formes téléphoniques spécifiques pour orienter les familles, alors que le 115, historiquement conçu pour accueillir des personnes seules, a peu de solutions adaptées."

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