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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

Météo : le couac du plan Grand froid

Publié le 14 Décembre 2012 par Le blog du G. P. S. in Archives Toulouse 2012

Article de la dépêche du midi

 

Bon - 40 °C, le journaliste exagère un peu, quoi que ... on était proche du froid ressenti !

 

Publié le 13/12/2012 07:34  lien

" Météo : le couac du plan Grand froid

En moyenne, 150 sans-abri s'adressent à la veille sociale tous les jours./Photo DDM, Thierry Bordas - Tous droits réservés. Copie interdite.
En moyenne, 150 sans-abri s'adressent à la veille sociale tous les jours./Photo DDM, Thierry Bordas ()

En moyenne, 150 sans-abri s'adressent à la veille sociale tous les jours./Photo DDM, Thierry Bordas

Malgré des températures descendues en dessous de - 4o C, le plan Grand froid pour les sans-abri n'a pas été déclenché à Toulouse, dans la nuit de mardi à mercredi. Le paradoxe d'un dispositif à géométrie très variable. Comme la météo…

C'est toujours une simple question de degrés. Et d'appréciation. Quand le thermomètre descend en dessous de zéro de manière durable, le plan dit «Grand froid» pour les sans-abri est activé par les services de la préfecture. Comme cela a été le cas le week-end dernier pendant trois jours, alors que les températures flirtaient avec des valeurs négatives. «C'était la première fois qu'il était déclenché aussi tôt dans la saison», note Marie Colou, la sous-préfète chargée de l'action sociale. Oui mais voilà, dans la nuit de mardi à mercredi, pour la première véritable offensive hivernale, pointée à -40 C, le dispositif est resté en veilleuse. Laissant les services de la veille sociale fort dépourvus. «La soirée a été difficile reconnaît-on au 115, le numéro d'appel d'urgence, nous avons eu beaucoup de demandes auxquelles nous n'avons pas pu répondre».

À défaut de solutions d'hébergements supplémentaires, les maraudes ont tenté de réconforter les personnes en galère sur le terrain. Comme ce sans-abri retrouvé prostré sur une chaise en plastique, sous un arrêt de bus du boulevard du Maréchal Juin, près du conseil régional. «Vu le froid qu'il faisait, j'ai eu peur pour lui, raconte Sébastien, un automobiliste qui passait par là. J'ai appelé le 115, mais ils m'ont expliqué qu'ils n'avaient nulle part où l'abriter. C'est incompréhensible surtout qu'on peut prévoir la météo». Heureusement aucune victime n'a été déplorée. Mais à la préfecture, on assume.

«Nous nous concertons systématiquement avec la municipalité de Toulouse qui fournit les hébergements et nous savions que les températures allaient remonter, explique Marie Colou. Nous n'activons le plan qu'en cas de froid persistant»… Question d'argent et de budget. Sauf qu'une nuit d'hiver, c'est long. Et que tout, même le pire, peut arriver.


70 places d'urgence

L'activation du plan Grand froid permet d'ouvrir 70 place supplémentaires d'hébergements au minimum avec d'autres possibilités, si nécessaire, comme la réquisition degymnases. Elles s'ajoutent au 160 places de l'accueil hivernal ouvertes de novembre à mars. «Il n'y en avait que 65, l'an dernier, c'est un réel progrès», précise-t-on au 115, la veille sociale de Toulouse, qui reçoit en moyenne 150 demandes de prises en chargepar jour. L e taux de refus est de 70 %. Il était de 95 % l'an dernier. Un léger mieux.

Gilles-R. Souillés "

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