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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

"Pour les mal-logés, «la lutte continue»" :

Publié le 8 Mai 2012 par Le blog du G. P. S. in Archives partout 2012

Article de K. Mouchrik et T. Serafini,  paru sur Libération.fr, le 6 mai 2012

"L'association «Droit au logement» manifestait hier soir près de la Bastille.

 

Pour commencer il y a ce SMS envoyé la veille du scrutin à près de 200 personnes. «Dimanche, on rit ou on pleure, mais la lutte continue». C’est signé Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL (Droit au logement). A 19 heures, une heure avant l’annonce des résultats, les militants s’activent pour préparer la salle. En fait, ils aménagent plutôt un bout de trottoir. Parce que la fête va être à l’extérieur, avenue Ledru-Rollin, Paris XIIe, devant le nouveau siège du DAL situé à deux pas de la place de la Bastille. Pour suivre la soirée électorale, une toile d’artiste recouverte d’un papier blanc va servir d'écran télé. Ici comme ailleurs, des estimations circulent sous le manteau. Hollande va être président. Mais on attend quand même l’annonce officielle, par télé interposée, pour commencer la fête. Juste avant 20 heures, on décompte les secondes: neuf, huit, sept, six... Un bus qui passe les accompagne avec son klaxon.

Quand la photo du vainqueur du scrutin apparait à l'écran on applaudit, on hurle sa joie, on crie «on a gagné» et on lance de la world music. Le trottoir devient alors une piste de danse.

«On a plus d’espoir avec Hollande»

Mais pas de répit pour le candidat PS devenu président. Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL, pense déjà aux promesses de Hollande : «Fin avril, il nous a envoyé une lettre dans laquelle il s’engage à rendre effectif le droit au logement en particulier pour les personnes en grande difficulté éligibles au Dalo (Droit au logement opposable)». Assise sur une chaise, une femme de 59 ans, reconnue handicapée, raconte qu’elle est logée au troisième étage sans ascenseur. Elle a fait une demande pour obtenir un logement social plus adapté à sa situation. Au-delà de son cas personnel elle attend beaucoup du nouveau président: «Il paraît que tous les gens qui sont dehors, il va leur trouver quelque chose.»

Comme à toutes les manifestations du DAL, les mal-logés sont nombreux. Une jeune femme de 24 ans affirme qu’elle vit avec sa mère et ses deux petits frères dans un studio. Auparavant, ils ont vécu pendant deux ans dans une chambre d’hôtel. Elle dit: «On a plus d’espoir avec Hollande». Une autre mère vit en foyer avec ses deux enfants de 11 et 16 ans. Elle a fait sa première demande de logement social il y a dix-sept ans. «Un toit, c’est la tente de la vie pour éduquer ses enfants», dit-elle. Les attentes sont nombreuses. On fait silence devant l'écran quand Hollande fait son intervention depuis Tulle. On applaudit quand il dit qu'«aucun enfant de la République ne sera laissé de côté, abandonné, relégué, discriminé».

Aussitôt après, Jean-Baptiste Eyraud s’empare du micro. Il lance: «La mairie de Paris est socialiste, le Conseil régional est socialiste, le président de la République est socialiste. Maintenant ils ont tous les pouvoirs. Ils ne pourront plus se renvoyer la balle. Donc on applique la loi Dalo.»"


 

 

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