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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

Situation de l’hébergement d’urgence à Lyon: témoignage

Publié le 2 Mars 2012 par Le blog du G. P. S. in Grand Froid 2012

Situation de l’hébergement d’urgence à Lyon


 

Lors du plan froid 2001/2012, au total 1040 places d’hébergement ont été ajoutées (dont 340 uniquement pour le plan « grand froid »). Cela comprend l’ouverture de 2 gymnases, des places à l’hôtel ainsi que des places en « surcapacité » ajoutées aux différents hébergements d’urgence.

D’après un rapport de la Cour des Comptes, ce dernier plan froid est estimé à 33 millions d’euros pour le département du Rhône, soit 3 millions de plus que l’année précédente.

A l’heure actuelle, un premier gymnase a été fermé tandis que la fermeture du second est prévue pour le 5 Mars.

Les personnes ayant une situation administrative délicate ont été orientées vers les CADA de la région, les familles ont été redirigées vers le gymnase encore ouvert ou en hôtel, tandis que les personnes isolées ont soit réussi à trouver une place en hébergement d’urgence, soit sont remises à la rue.

Malgré les places supplémentaires, le 115 comptait tout de même chaque soir une cinquantaine de personnes se voyant refuser une place d’hébergement. Le lendemain de la fermeture du premier gymnase (ayant eu lieu le 22 février), les chiffres sont montés jusqu’à 100 personnes sans solution d’hébergement.

Les professionnels de l’urgence sociale de Lyon sont actuellement en train de préparer la fin de ce plan froid et la fermeture imminente des dernières places supplémentaires en misant sur l’aspect juridique. En effet, depuis que l’Etat a reconnu le droit à l’hébergement comme une liberté fondamentale ce 10 février, les personnes n’ayant pas accès à l’hébergement et en ayant fait la demande ont la possibilité de déposer un référé auprès du Tribunal Administratif afin d’enjoindre l’Etat à respecter ses obligations. Les associations sont donc en train d’organiser une grande opération d’information auprès du public sur la mise en place de ces « référés liberté » et les premiers devraient être déposés dès la semaine prochaine.

Le premier référé a été reconnu le 20 février ou le Tribunal Administratif de Paris a enjoint l’Etat d’héberger une mère célibataire de 20 ans avec sa fille âgée de deux ans et demi.

Ce dernier plan froid a été ressenti comme particulièrement intense cette année par les différents professionnels de l’urgence, non seulement à cause des records de froid extrême atteint cet hiver mais aussi à cause du nombre limité de places disponibles par rapport aux demandes d’hébergement toujours croissantes. 

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