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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

SQUATS : Quels enjeux autour des différentes formes de légalisation entre autonomie et institutionnalisation ?:

Publié le 5 Décembre 2012 par Le blog du G. P. S. in Documents

Invitation à une table Ronde – Université Toulouse Le Mirail

Vendredi 14 décembre de 14h à 17h

 

 

Toulouse, le 30 novembre 2012

 

Bonjour,

 

Nous avons le plaisir de vous inviter à une table ronde à l’Université Toulouse le Mirail, dans le cadre du Master Médiation, Intervention Sociale et Solidarité (MISS) vendredi 14 décembre de 14h à 17h sur le thème suivant :

 

 

SQUATS : Quels enjeux autour des différentes formes de légalisation entre autonomie et institutionnalisation ?

 

 

Le squat désigne un logement, un immeuble ou un espace, initialement inoccupé, et habité par des occupants sans titre. Le terme suggère une certaine forme d’organisation collective qui peut, autour d’un groupe, s’inscrire dans la durée malgré les expulsions et constituer alors un projet fédérateur, collectif et porteur de sens. Pour autant, cette notion de squat recouvre des réalités très différentes : depuis le simple habitat de fortune, en passant par les squats d’habitation en petits ou grand groupe, les occupations symboliques pour faire avancer une cause, les squats militants, politiques, libertaires, les squats de quartier créateurs de lien social ou encore les « friches » de création et d’expression artistiques quand ils ne sont pas tout cela à la fois (et la liste n’est pas exhaustive !)

 

Si certains squatteurs refusent catégoriquement tout contact avec les bailleurs, les forces de l’ordre, les collectivités territoriales, les services de l’état …, d’autres s’organisent, revendiquent et négocient avec les pouvoirs publics. Parfois pour éviter une expulsion, parfois pour sauver un lieu particulièrement investi ou un projet collectif, parfois parce qu’ils y sont contraints, parfois parce qu’ils le choisissent.

 

Les voies de la légalisation s’offrent alors à eux au travers de multiples outils : création d’une personne morale avec le statut loi 1901, contrats de bail (précaire, classique, emphytéotique …), convention d’occupation, norme ERP … Mais ce temps de passage est un choix difficile : perdre son statut de squatteur peut être vécu alors comme une perte d’identité, de liberté, d’âme. Ce sont souvent des moments de crises identitaires très profondes, sources de tensions et parfois de crise.

 

Mais, si la signature d’un bail par exemple, fait perdre, d’un point de vue théorique, le statut de squatteur, l’identité matricielle perdurera souvent non plus dans un statut mais dans une posture : celle d’un acteur libre qui veut continuer à vivre à la marge, à contester la norme, à lutter, à refuser l’ordre social …

 

Cette posture renvoie à la notion d’autonomie qui est le droit de se déterminer librement. Dans le cas des quats, cette détermination peut-être de rester à la marge ou bien de rentrer dans un système de légalisation mais en préservant toujours sa liberté d’action, de choix et en sauvant ainsi son projet.

 

Le terme d’institutionnalisation, lui, a été choisi pour illustrer une voie qui agit comme un repoussoir car elle est souvent perçue et vécue comme l’étape extrême d’une légalisation progressive. Elle symbolise ainsi une perte totale de contrôle sur la gestion du squat et, de fait, sur l’identité de celui-ci. L’institutionnalisation, une notion qui provoque alors peur, indignation ou source de révolte et de résistance.

 

L’Autonomie (financière, organisationnelle, programmatique …) pourrait être alors vécue comme une légalisation réussie, l’institutionnalisation comme une mainmise des pouvoirs publics sur le lieu ou le projet créé.

 

Afin de réfléchir à ces questionnements complexes et riches, de mieux comprendre les rapports des squats avec le monde urbain qui l’entoure, l’influence qu’ils peuvent avoir sur ce dernier et les relations contrastées qui naissent avec les institutions … nous avons essayé d’inviter 5 squats ou ancien squat légalisés de Toulouse qui nous ont paru être représentatifs des tendances actuelles de cet univers riche et foisonnant : Mixart Myris, Les Pavillons Sauvages, Le Maquis, Le Créa.

D’autres seront sans doute présents dans la salle : la Chapelle, le GPS (la Maison Goudouli), Emmergence … Nos invités seront amenés à se présenter et à débattre sur ces aspects pour nous aider à mieux comprendre les enjeux autour de ces problématiques.

 

En vous remerciant pour votre présence, nous vous prions de croire à nos chaleureuses salutations.

 

 

Les étudiants en Master MISS

 

Contacts : Yves Cévènes (06 84 52 97 56) –

Léo Igier : 06 75 52 24 55

 

 

 

Le lieu exact de la réunion vous sera communiqué ultérieurement.

 

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