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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

"Une halte de nuit comme de jour"

Publié le 10 Février 2012 par Le blog du G. P. S. in Archives Toulouse 2012

Article de Julie Duquenne paru dans 20mn, le 9 janvier 2012:

 

"  Le plan Grand Froid dure jusqu'à lundi

A températures exceptionnelles, mesures exceptionnelles. La Haute-Garonne étant repassée en vigilance orange mardi soir, le dispositif d'accueil pour les SDF a été renforcé avec l'ouverture 24 h/24 de certaines structures comme l'espace social du Grand Ramier, le centre Antipoul à Saint-Cyprien ou encore la halte de nuit à Saint-Michel. C'est dans cette maison prêtée par le Centre communal d'action sociale qu'une vingtaine de grands précaires sont hébergés chaque nuit durant la période hivernale.

Télé, bouquin et papote
Mais depuis lundi, salariés et bénévoles se relaient aussi la journée pour assurer une permanence. « Quand il fait froid, c'est encore plus dur pour les sans-abri de retourner à la rue dès le matin », confie Fabienne Boutolleau, coordinatrice de la halte gérée par l'Association des Cités du Secours Catholique. Dans la salle commune, tables, chaises et canapés accueillent les SDF qui peuvent ainsi regarder la télévision, parler autour d'un café voire bouquiner. Le midi, un repas chaud leur est également fourni. « On mange bien ici, et puis sans travail ni argent, nous n'avons pas d'autres endroits où aller », témoigne Lucia, une Espagnole qui vient régulièrement dans le foyer avec son compagnon. Pour Vin's, qui s'est fait expulser d'un squat début janvier, la halte est le seul endroit où il a pu être hébergé avec ses deux chiens. « C'est pas tous les jours facile, on ne dort pas forcément bien, mais ça évite de se cailler dehors », estime le jeune homme. Certains sont des habitués, comme Sabine qui apprécie de ne plus être seule en journée, d'autres sont seulement de passage. Mais tous espèrent que la structure puisse être pérennisée. « La rue, ça démolit, et il n'y a pas qu'en hiver que des personnes y meurent », conclut Fabienne Boutolleau."

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