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Le blog du G. P. S.

Depuis décembre 2008 à Toulouse, le GPS(Groupement Pour la défense du travailSocial) se bat contre les atteintes portées aux usagers du secteur social. Pour ce faire de multiples actions ont été menées en faveur du droit des usagers.

MEDIAS

 

 

 

TLT à la "Maison Goudouli"  le 31 / 08 /11

 

Aujourd'hui, TLT est venue nous rendre visite et prendre des nouvelles de notre projet.

Nous avons pu expliquer en quoi la proposition du préfet de déménager dans les anciens locaux de la Halte Santé n'est pas adaptée : ces locaux, trop exigus, ne permettent pas l'accueil de 15 personnes; de plus, la Commission de Sécurité, qui est passée fin juillet, a signalé qu'elle donnerait un avis négatif à l'occupation de ces locaux.

Le rapport de cette commission "met  en  évidence  le  risque  de  fermeture  administrative  de  toute  activité  dans le bâtiment  si  d’importants  travaux  de  mise  aux  normes,  relatives  aux  locaux  à  sommeil,  ne sont  pas  immédiatement  réalisés.  Par  conséquent,  les  locaux  de  l’ancienne  Halte  Santé ne  peuvent  plus  être  une  solution  de  repli  intermédiaire."

Le reportage de TLT est disponible sur teletoulouse.fr : link, puis allez sur "les dernières vidéos", "le journal 31 août 2011"

 

 


 

libetoulouse.fr, 29 juillet 2011 :link

 


 

La Dépêche du Midi, 22 juillet 2011 :    link  

 


 

Lien Social, n°1026-1027 -14 juillet 2011 : link


20minutes.fr, le 7 juillet 2011: link

 

 


Les ASH, 27 mai 2011 : link

 


Reportage sur France 3 région, le 23 mai : link

 



Artcle paru le 20 mai :

Reportage photos, "Sursis pour la rue Goudouli" par P. Martineau et A. Robinet sur actutoulouse.fr:link


Article paru le 16 mai :

libetoulouse.fr :link

 


      

Articles parus le 12 mai :

20minutes.fr :link

La Depêche du Midi : link

 



Article paru le 11 mai :

 Le Monde.fr :link

 Les ASH :link


 

revue de presse / on parle du GPS :  link

 


 

VIDEO

 

Articles parus SUR FRANCE 3:

 

Publié le 27/04/2011 | 09:32

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Occupation d'un bâtiment de l'Etat à Toulouse

Par Michel PECH  

L'AFPA avait cessé d'utiliser cet immeuble.

L'AFPA avait cessé d'utiliser cet immeuble.

Grande précarité: occupation d'un bâtiment vide de l'Etat à Toulouse

Une trentaine de personnes, principalement des travailleurs sociaux, occupaient mardi à Toulouse un bâtiment vide pour alerter l'Etat sur l'absence d'hébergements en centre ville pour les SDF "en grande précarité".

 Vidéo

 

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"Nous voulons prouver à l'Etat qu'on est capable de trouver un local en centre-ville", a indiqué Pierre Cabanes, membre du Groupement Pour la défense du travail social (GPS) qui a investi cet immeuble de bureaux d'un étage libéré il y a 2 ans par l'Agence pour la formation professionnelle des adultes (AFPA).

 

L'immeuble, qui dispose de l'eau courante, de l'électricité et de toilettes, "est occupé depuis 48H", a-t-il dit en déplorant que les SDF "les plus précaires" soient le plus souvent placés dans des centres d'accueil "en périphérie, très loin du centre où ils ont leurs habitudes".

A l'intérieur des bâtiments, des matelas et des provisions ont été entreposés. "On nous dit qu'il n'y a pas de local, on le prend", a ajouté Pierre Cabanes, affirmant qu'il y a eu "22 décès répertoriés chez les SDF de Toulouse entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011" et que "les services d'urgence sont débordés". "L'Etat veut faire le maximum d'économie, et on le fait sur les plus fragiles, les miséreux", a-t-il encore déploré.

 

Sur la porte donnant sur la rue, le GPS a placardé des petites affichettes déclarant: "Ce lieu est notre domicile ainsi que notre résidence principale. En tant que résidents de l'immeuble, nous sommes protégés par la loi, (...) il ne peut y avoir d'expulsion sans décision exécutaire du tribunal d'instance".

Le 31 mars, le GPS avait occupé quelques heures la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, sur la place de la préfecture, avant d'en être délogé par les forces de l'ordre.

 

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Publié le 02/04/2011 | 17:04

La cathédrale Saint-Etienne de Toulouse évacuée

Par V H
Le collectif des travailleurs sociaux protestait contre la fin des financements des hébergements d'urgence.

Environ 80 personnes occupaient la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse depuis le milieu de journée de ce jeudi. Ils protestent contre la fin des financement des hébergements d'urgence au 31 mars. Ils ont reçu le soutien de Jaml Debbouze, de passage dans la ville rose. Ils ont été évacués par les forces de l'ordre vers 21h15.

 Vidéo

 

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Jamel Debbouze est venu soutenir les occupants

 

"Nous réclamons l'ouverture d'un centre d'hébergement pour les grands précaires 24 heures sur 24 et sept jours sur sept", a déclaré Magali, membre du Groupement pour la défense du travail social (GPS), à l'initiative de cette action.

 

Quelques matelas avaient été installés dans la cathédrale Saint-Etienne, où avait également été entreposée de la nourriture. "Nous savons que ce que nous faisons est illégal, mais la situation est devenue catastrophique", a-t-elle ajouté, déclarant vouloir rester dans les lieux "le plus longtemps possible".

 

Quelque 150 SDF se retrouvent à la rue en Midi-Pyrénées le 31 mars du fait de la fermeture de certains centres d'hébergement avec l'arrivée du printemps, mais les organisateurs ont choisi de cibler leur action sur la situation très fragile des "grands précaires".  Il s'agit le plus souvent de personnes qui vivent dans la rue depuis très longtemps et qui présentent de nombreuses pathologies physiques et mentales, souvent doublées d'addictions.

 

La seule structure qui les hébergeait à Toulouse (environ 25 personnes), ferme aussi ses portes, d'après le GPS, qui regroupe en particulier des travailleurs sociaux.

 

 

 

 

 




PRESSE ECRITE

 Le FIGARO.fr : Toulouse, l'Etat demande une expulsion

source AFP, publié le 10 /05/2011 13h15

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La Dépêche:

 

Articles parus dans la dépêche:

 

Publié le 29/04/2011 09:05 | R.P-B.
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Le GPS reçu à la préfecture

sdf

Mardi après-midi sous les fenêtres du squat de la rue Goudouli./Photo DDM, archives
Mardi après-midi sous les fenêtres du squat de la rue Goudouli./Photo DDM, archives
Mardi après-midi sous les fenêtres du squat de la rue Goudouli./Photo DDM, archives

«Ils nous ont dit de quitter les lieux sinon, il n'y aura pas de négociation ». Voilà en somme le compte rendu de l'entrevue entre une délégation du GPS et la préfecture. Ces derniers avaient « ouvert » un nouveau centre d'hébergement pour les grands précaires en « réquisitionnant » un immeuble de la rue Goudouli, manifestement inoccupé. À la préfecture, Françoise Souliman, s'explique : « On a fait le bilan de ce qui avait été fait. On est conscient du problème. Sur l'enveloppe globale, il manque entre 20 et 25 places », avant d'ajouter : « On a rappelé au GPS qu'en période de concertation on ne bafouait pas le droit de propriété d'un immeuble qui devait par ailleurs accueillir une formation en alternance - et n'était donc pas inoccupé. L'ultimatum c'est

[ce] soir 18 heures Sinon on déposera un référé en vue de demander leur expulsion et les négociations seront suspendues » menaçait-elle. Les militants se disent, eux, perplexes quant à l'avancée des négociations, « notamment vis-à-vis du financement par des budgets existants déjà très insuffisants »

 

 

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Les travailleurs sociaux ouvrent leur propre centre

Publié dans la dépêche le 27/04/2011 09:00 | Thomas Belet

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sdf

Les travailleurs sociaux ouvrent leur propre centre
Les travailleurs sociaux ouvrent leur propre centre
Les travailleurs sociaux ouvrent leur propre centre

Le 4 bis rue de Goudouli vient de rouvrir après quatre ans d'inoccupation. Les anciens locaux de l'AFPA (association nationale de formation professionnelle adulte) ont été investis par les membres du GPS (groupement pour la défense du travail social). Depuis plus de 48 heures, les travailleurs sociaux de Toulouse ont pris possession du lieu et l'ont ouvert officiellement hier aux grands précaires de Toulouse, après avoir apposé de nouvelles serrures. Partant d'un constat qu'il manque des places dans les structures d'hébergement d'urgence depuis la fin de la trêve hivernale, ils ont pris l'initiative d'ouvrir eux-mêmes un centre d'accueil pour les grands précaires. Pierre, infirmier, travailleur à la veille sociale, dit son désarroi « de devoir refuser 110 personnes par jour au 115, plus tous les gens qui ne sont pas en mesure d'appeler. La préfecture nous demande des solutions devant le manque d'argent, en voilà une. » Le lieu se veut être un endroit pour héberger les personnes en situation d'urgence prioritaire, où elles pourront se restaurer et avoir un suivi social et sanitaire.

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Publié dans la dépêche le 02/04/2011 08:44 | Romain Pomian-Bonnemaison
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Fallait-il expulser les SDF de la cathédrale ?

polémique

Travailleurs sociaux et SDF avaient reçu jeudi le soutien inattendu de l'humoriste Jamel Debbouze/DDM, Elodie Sueur-Monsenert
Travailleurs sociaux et SDF avaient reçu jeudi le soutien inattendu de l'humoriste Jamel Debbouze/DDM, Elodie Sueur-Monsenert
Travailleurs sociaux et SDF avaient reçu jeudi le soutien inattendu de l'humoriste Jamel Debbouze/DDM, Elodie Sueur-Monsenert

Les « squatteurs » de la cathédrale Saint-Étienne ont été expulsés par les CRS dans la nuit de jeudi sans que ne leur soit proposé de solution pour les jours à venir.

« Des contraintes de sécurité et sanitaires ». Qualifiée « d'illégale », l'occupation de la cathédrale Saint-Étienne par des travailleurs sociaux et des sans-abri n'aura duré jeudi qu'une petite huitaine d'heures - avant qu'elle ne s'achève dans la soirée sur demande de l'archevêque de Toulouse, Mgr Le Gall. « Tout en comprenant leur juste combat, nous ne pouvions pas approuver cette occupation illégale de la cathédrale. Des propositions ont été faites, et notamment, sur ma demande, une proposition précise d'hébergement des personnes réellement sans logement pour la nuit du 31 mars » indique-t-il dans un communiqué.

« On nous a bien proposé un local chauffé avec sanitaires et lavabo à destination des SDF accompagnés de 2-3 travailleurs sociaux maximum. On était plutôt enthousiastes, mais quand on leur a demandé ce qu'il allait advenir d'eux la nuit suivante, on nous a répondu qu'à chaque jour suffit sa peine » affirment les membres de l'association GPS. « Plus tard, la préfecture a proposé qu'une délégation soit reçue pour réfléchir à des solutions, mais cela était sous condition de l'évacuation totale de la cathédrale. En l'absence de garanties, nous avons préféré rester et attendre les CRS dans le cadre d'une opposition passive ».

La Ligue des droits de l'Homme déplore le « cynisme » de la préfecture « son jeu a été habituel : fort avec les faibles et faible avec les forts. La Ligue des droits de l'Homme soutient ce mouvement depuis le début et on continuera ».

Du côté de la mairie de Toulouse, on s'étonne de la rapidité de cette expulsion : « Que les travailleurs sociaux manifestent, c'est prévisible, normal et légitime. Et il faut arrêter de penser que dormir dans la rue en été est moins difficile qu'en hiver. La décision de les expulser de la cathédrale, c'est quelque chose qui appartient au diocèse. Mais c'est vrai que je pensais hier qu'ils laisseraient passer quelques jours avant de le faire afin qu'ils fassent passer leur message. Leur expulsion si soudaine a été pour moi une surprise à laquelle je ne trouve pas d'explication » déclarait hier Claude Touchefeu, adjointe à la solidarité et à la politique de la ville. « En tout cas, nous appuyons le constat des travailleurs sociaux » conclut-elle.


Le chiffre : 35

personnes > occupant la cathédrale Saint-Étienne. C'est le nombre de personnes expulsées hier soir de la cathédrale sur demande de l'évêché.

« Nous sommes prêts à examiner avec les personnes les plus en détresse la possibilité de leur accorder l'asile ».

Mgr Le Gall, archevêque du diocèse de Toulouse

 

   

20 MINUTES:

 

Articles parus dans 20 Minutes:

 

Créé par le site de 20 minutes le 05/05/2011 à 04h23 -- Mis à jour le 05/05/2011 à 04h23link

La mairie veut localiser le GPS

La préfecture demande l'expulsion des occupants du Pont des Demoiselles.

La préfecture demande l'expulsion des occupants du Pont des Demoiselles. F. lancelot / sipa

Pierre Cohen, le maire de Toulouse, a proposé hier à la préfecture de lui prêter des locaux « pour assurer un accueil d'urgence » permettant « la stabilisation et un réel accompagnement » des grands précaires. « A condition, précise-t-il, que le fonctionnement des lieux soit financé par l'Etat, dont c'est la compétence ». L'édile réagit ainsi à l'occupation, depuis plus d'une semaine, d'un bâtiment public vide où le Groupement pour la défense du travail social (GPS) a installé cinq SDF. « Nous sommes tout à fait ouverts au dialogue », indique de son côté Françoise Souliman, la secrétaire générale de la préfecture. Mais elle ajoute que « la solution au problème préoccupant des grands précaires peut passer par l'aménagement de places d'accueil existantes et pas forcément par la création d'une nouvelle structure ». Par ailleurs, la préfecture a demandé l'expulsion du bâtiment occupé. L'audience aura lieu mardi prochain.

 

 

 

 

 

 

ARTICLE de 20 Minutes paru le 03/05/11 relatant les faits link

Képis et bérets pour le préfet

Créé le 03/05/2011 à 04h32 -- Mis à jour le 03/05/2011 à 04h32
Cet énarque de 54 ans arrive du ministère de l'Intérieur.

Cet énarque de 54 ans arrive du ministère de l'Intérieur.

Henri-Michel Comet, le nouveau préfet de région et de la Haute-Garonne, a pris hier solennellement ses fonctions au cours d'une cérémonie sur les allées François-Verdier. Les anciens combattants et les élus étaient là. Plus inhabituel, l'impressionnant dispositif policier. Des hommes en tenue et en civil déployés pour dissuader les travailleurs sociaux de passer à l'action. Les militants avaient prévu un apéro d'accueil pour défendre les grands précaires.
Le nouveau représentant de l'Etat a 54 ans. Cet énarque, né en Tunisie, connaît la région pour avoir été préfet du Tarn-et-Garonne de 1999 à 2002. Il a également été conseiller technique au cabinet d'Edouard Balladur lorsque ce dernier était Premier ministre. Juste avant d'arriver à Toulouse, il occupait le poste de secrétaire général du ministère de L'Intérieur.


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Direct Toulouse:

 

Articles parus dans Direct Toulouse:

 

 

 

Direct Toulouse – 27 avril 2011

 

Les membres du GPS et de nombreux précaires ont investi des locaux rue Goudouli.

 

LA FIN DEL’ERRANCE

DES GRANDS PRÉCAIRES

 

SOLIDARITÉ

Un endroit où poser ses bagages. C’est ce que les travailleurs sociaux du collectif GPS espèrent avoir trouvé pour les sans-abri en situation de grande précarité à Toulouse. Dans les anciens locaux de l’Afpa, rue Goudouli, les bénévoles s’organisent. Au pied de l’immeuble, on n’entre pas sans présenter patte blanche auprès des bénévoles. Il y a une semaine, ils ont appris que le bâtiment était inoccupé depuis deux ans et, une fois sur place, ont trouvé les portes ouvertes. Une aubaine pour le collectif, en quête de solutions d’urgence pour les SDF depuis la fin de la trêve hivernale.

«Nous demandons l’ouverture d’un foyer qui accueillerait 24 heures sur 24 les grands précaires au centre-ville», martèle Annabelle Quillet, membre du GPS. Sans aide de la part des autorités, les travailleurs sociaux ont décidé de travailler en solo.

«Pas moins de 25 personnes étaient accueillies à la halte de nuit. A sa fermeture, nous les avons perdues de vue. Avec ces locaux, nous espérons les retrouver », poursuit Annabelle Quillet.

Après le «coup médiatique» de l’occupation de la cathédrale Saint-Étienne au début du mois, les bénévoles passent aux actions concrètes. En assurant leurs arrières : «Cinq personnes logent ici depuis plus de 48 heures. Si quelqu’un veut nous déloger, il devra enclencher une procédure d’expulsion, ce qui nous laisse le temps de nous retourner », explique Annabelle Quillet.

Hier soir, le foyer recevait ses premiers pensionnaires. Mais pour combien de temps ?

 

 

 

 

 

Le Parisien:

 

Articles parus dans la parisien:

SDF en grande précarité: opération d'occupation de la cathédrale de Toulouse

Publié le 31.03.2011, 18h41

Une trentaine de personnes, surtout des travailleurs sociaux, occupaient jeudi après-midi la cathédrale de Toulouse pour attirer l'attention sur les SDF en "grande précarité", de nombreux centre d'hébergement fermant à la fin de l'hiver, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Nous réclamons l'ouverture d'un centre d'hébergement pour les grands précaires 24 heures sur 24 et sept jours sur sept", a déclaré à l'AFP Magali, membre du Groupement pour la défense du travail social (GPS), à l'initiative de cette action.

Quelques matelas avaient été installés dans la cathédrale Saint-Etienne, où avait également été entreposée de la nourriture. "Nous savons que ce que nous faisons est illégal, mais la situation est devenue catastrophique", a-t-elle ajouté, déclarant vouloir rester dans les lieux "le plus longtemps possible".
Quelque 150 SDF se retrouvent à la rue en Midi-Pyrénées le 31 mars du fait de la fermeture de certains centres d'hébergement avec l'arrivée du printemps, mais les organisateurs ont choisi de cibler leur action sur la situation très fragile des "grands précaires".
Il s'agit le plus souvent de personnes qui vivent dans la rue depuis très longtemps et qui présentent de nombreuses pathologies physiques et mentales, souvent doublées d'addictions.
La seule structure qui les hébergeait à Toulouse (environ 25 personnes), ferme aussi ses portes, d'après le GPS, qui regroupe en particulier des travailleurs sociaux.

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Grande précarité: occupation d'un bâtiment vide de l'Etat à Toulouse

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Publié le 26.04.2011, 18h03

Une trentaine de personnes, principalement des travailleurs sociaux, occupaient mardi à Toulouse un bâtiment vide pour alerter l'Etat sur l'absence d'hébergements en centre ville pour les SDF "en grande précarité", a déclaré un des porte-parole du mouvement, Pierre Cabanes.
"Nous voulons prouver à l'Etat qu'on est capable de trouver un local en centre-ville", a indiqué à l'AFP ce membre du Groupement Pour la défense du travail social (GPS) qui a investi cet immeuble de bureaux d'un étage libéré il y a 2 ans par l'Agence pour la formation professionnelle des adultes (AFPA).

L'immeuble, qui dispose de l'eau courante, de l'électricité et de toilettes, "est occupé depuis 48H", a-t-il dit en déplorant que les SDF "les plus précaires" soient le plus souvent placés dans des centres d'accueil "en périphérie, très loin du centre où ils ont leurs habitudes".
A l'intérieur des bâtiments, des matelas et des provisions ont été entreposés.
"On nous dit qu'il n'y a pas de local, on le prend", a ajouté Pierre Cabanes, affirmant qu'il y a eu "22 décès répertoriés chez les SDF de Toulouse entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011" et que "les services d'urgence sont débordés".
"L'Etat veut faire le maximum d'économie, et on le fait sur les plus fragiles, les miséreux", a-t-il encore déploré.
Sur la porte donnant sur la rue, le GPS a placardé des petites affichettes déclarant: "Ce lieu est notre domicile ainsi que notre résidence principale. En tant que résidents de l'immeuble, nous sommes protégés par la loi, (...) il ne peut y avoir d'expulsion sans décision exécutaire du tribunal d'instance".
Le 31 mars, le GPS avait occupé quelques heures la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, sur la place de la préfecture, avant d'en être délogé par les forces de l'ordre.

 

 

 

 

L'HUMANITE:

 

Articles parus dans l'Humanité:

 

Société - le 28 Avril 2011

C'est un scandale!

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À Toulouse, l’État met les précaires à la rue

La fermeture des centres d’hébergement complique le suivi des plus fragiles et suscite la colère des associations.

Toulouse, correspondance. « Halte à l’indifférence, un toit est un droit. » La banderole couvre la façade d’un des deux immenses bâtiments d’un quartier tranquille de Toulouse. Depuis deux ans, l’Afpa les a abandonnés. L’un d’eux est maintenant investi par les membres du groupement pour la défense du travail social (GPS). Travailleurs sociaux, étudiants ou simples militants, ils lancent un cri de désespoir avec cette réquisition citoyenne. L’équipe avait déjà fait parler d’elle le 31 mars dernier, date de la fin de la trêve hivernale : ils ont occupé la cathédrale du très chic quartier Saint-Etienne, à deux pas de la préfecture, avant d’être évacués manu militari par les CRS.

Anabelle prend part à la lutte dans la salle collective, véritable QG du mouvement : « Depuis décembre, tout le réseau s’est mobilisé contre la fermeture de deux centres dont un pour les grands précaires. » Cette population demande effectivement un suivi particulier : « Ils sont usés par des années de rue, explique-t-elle. Ils ont des problèmes spécifiques comme se repérer dans le temps et l’espace. Ils ne sont pas toujours en capacité de se protéger eux-mêmes. » Certes, l’État a mutualisé les deux centres d’hébergement dans un seul bâtiment. « Il est dans une zone industrielle au sud de Toulouse ! s’indigne la militante. On savait très bien que les grands précaires n’iraient pas. » Et ce, malgré la navette mise en place : « Ils ne sont pas capables de s’organiser pour la prendre », souffle-t-elle comme une évidence. Il leur restait la halte de nuit. Mais elle a aussi fermé ses portes : « Maintenant, ils se retrouvent à la rue comme il y a dix ans. Tout notre travail a été ruiné ! »

La veille sociale du 115 fait, elle, office du standard du désespoir. « Il y a 120 refus par jour, c’est du jamais vu ! », s’indigne Anabelle. Car, ces derniers temps, aux côtés des grands précaires, la rue toulousaine a accueilli une vingtaine de familles avec pas moins de trente-cinq enfants. « En tant que travailleur social, quand vous vous retrouvez à donner un duvet à un enfant de huit ans pour qu’il dorme dans la rue, vous vous dites qu’il faut agir pour mettre l’État face à ses responsabilités », assure Anabelle. Un État qui répond être ruiné. « Ces familles dorment dans des voitures, des escaliers ou s’entassent dans des studios. Pourtant, l’hébergement est une mission d’État », conclut-elle.

Des lois existent même : la loi Dalo où chacun est en droit de réclamer un logement décent, et la loi Molle pour améliorer l’hébergement d’urgence. Le 1er Mai, Toulouse va accueillir son nouveau préfet : Henri-Michel Comet jusqu’ici secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Va-t-il enfin s’atteler à faire respecter la loi?

Nicolas Séné

 

 




 

 

LIEN SOCIAL :

 

Articles parus dans LIEN SOCIAL :

Publication n° 1015 du 21 avril 2011 link

 

  • Dossier : Le pari de sortir les SDF de la rue
    • Les services intégrés d’accueil et d’orientation pivot de la politique d’hébergement
    • Les inquiétants fichiers des SIAO
    • Maison de la veille sociale : précurseur du SIAO

Article ASH  27 mai 2011 n° 2711

sur la réquisition de Goudouli par le GPS


 

 

Numériser0001
Numériser0002

 

 


L'Humanité, 20 mai 2010 : link

 


Metrofrance.com, le 2 mars 2011 : link